De mardi au samedi, le Congrès 2026 de la FFR s’est tenu en Bretagne, au bout du Finistère, à Brest. Avec un succès marquant. Le président de la Ligue régionale de Bretagne, Fabrice Quénéhervé, était forcément enchanté : « On a essayé de proposer un sans-faute avec de vrais temps de partage. Mais aussi de présenter notre région et notre rugby. En tout cas, je ne vois que des visages souriants. » Ce choix est aussi celui d’un territoire riche de bientôt 15 000 licenciés ! « Comme beaucoup d’autres clubs français, renchérissait le président de la Ligue, notre territoire, qui est entouré par le mer, comporte des particularités, comme les distances à parcourir pour certains de nos clubs. Mais la Bretagne est une terre de rugby. »
De retour dans cette région bretonne plus fréquentée depuis 2008 pour un tel événement, la grosse organisation du congrès a donc posé ses valises sur trois sites superbes de cette pointe finistérienne. Tout a commencé avec le Quartz pour les réunions préalables et l’Assemblée générale finale (en son grand théâtre). Le prestigieux Centre d’instruction naval de Brest, ce haut lieu de la formation militaire française, a également accueilli, un temps, les principaux membres de la Fédération. Enfin, à l’Atelier des Capucins étaient installés les stands et la grande scène en arrondi où se sont déroulés les agoras. En fin de journée du vendredi, la bodéga est traditionnellement venue animer les congressistes. Festive et aux goûts de nos belles régions hexagonales.
Mais le travail, l’information et les échanges étaient au cœur de tout. Au travers des réunions, des stands, des agoras, quasiment tous les thèmes du rugby amateur et de haut niveau y étaient abordés. Comme la violence avec le secrétaire général Sylvain Derœux : « La fermeté de la lutte contre les violences et les incivilités sera toujours aussi présente, insiste-t-il. Mais la justice sportive comportera dorénavant une téléprocédure numérique plus simple et aussi une option du plaider coupable qui raccourcira le temps d’instruction en proposant un panel de sanctions rapides. » En effet, nombre d’avancées réglementaires et de nouveautés technologiques ont été annoncées dans ce congrès des plus démocratiques.

Format, calendrier, composition des poules, retrouvez toutes les informations nécessaires sur le fonctionnement et le déroulement des compétitions fédérales pour la prochaine saison.
Si le numérique, l’administratif ou les choix politiques y sont développés, le sportif y demeure au cœur. « Le Projet de Performance fédéral est notre base, rappelle ainsi le DTN Olivier Lièvremont à l’occasion d’une agora, c’est notre document guide. Prenons soin de chacun car tout le monde est important et chacun peut grandir à son moment. » Loin de l’image d’un congrès en mode “monologue et apéro”, c’est un bouillon de cultures, et de solutions qui est proposé depuis quelques saisons. Marc-Henri Kugler est l’un des nombreux congressistes présents en Bretagne. « Par-delà les grands moments de ce congrès, ajoute ce vice-président de l’AC Bobigny en charge de la filière féminine, il y a aussi les rencontres informelles, les échanges d’informations, d’idées ou de pratiques, mais aussi les discours off et les renseignements que l’on prend. Chaque année, je ne le regrette pas. Cette rencontre ressemble à une grande réunion de famille. Il y a des avis différents et on rencontre des gens qu’on ne connaît pas toujours mais on se parle et on se dit les choses. »
Au four et au moulin, le président de la FFR se démène. « La Bretagne est une terre de conquête et c’est pour cela qu’on a choisi Brest, abonde Florian Grill. Ensuite, on voulait sortir des congrès très institutionnels et instaurer des congrès très démocratiques. Ce dernier a encore permis d’obtenir des informations utiles pour la gestion d’un club, de trouver des solutions et de partager. » En ce vendredi soir, à l’extérieur, les enfants qui en ont fini avec leur saison scolaire s’adonnent aux jeux de rugby avec les structures gonflables de la FFR. Le doux soleil breton enchante son landerneau congressiste. Et ce samedi, l’Assemblée générale viendra ainsi clore ce “Brest 2026” qui aura marqué les esprits.









