Rugby Europe – l’association régionale européenne rattachée à World Rugby – a réuni les directeurs techniques nationaux autour d’une thématique commune. Cette année, c’est Paris qui accueille l’événement, et la question posée est fondamentale : qu’est-ce que l’ADN du rugby européen ?
La Fédération Française de Rugby a choisi d’assumer pleinement son rôle d’hôte et de leader en ouvrant les portes du Centre National du Rugby à Pantin du 11 au 13 mai. Au programme : ateliers thématiques, tables rondes, et une session d’observation et d’échanges autour d’un entraînement de l’équipe féminine de Bobigny, symbole vivant du développement du rugby au niveau local.
« Le rugby ne peut espérer continuer son développement que par une pratique qui se déploie sur de nouveaux territoires » explique Nicolas Hourquet, Directeur des relations internationales et institutionnelles de la FFR. Roumanie, Géorgie, Espagne, Allemagne, République Tchèque, Suède, Pays-Bas, Croatie … : les délégations présentes témoignent de la diversité du rugby continental. Aussi, la présence de fédérations des 6 Nations enrichit les échanges grâce à des partages de connaissances sur de nombreux sujets, utiles pour tous les participants. L’objectif de Rugby Europe est avant tout d’accompagner les fédérations dites émergentes dans leur structuration et leur montée en puissance sportive.
Côté FFR, les interventions seront assurées par des figures de référence : Olivier Lièvremont, Julien Piscione, et d’autres experts maison prendront la parole sur diverses thématiques – du rugby à XV masculin et féminin jusqu’au Sevens, en passant par la haute performance et son accompagnement.
Derrière cet événement se dessine une conviction forte : les futurs relais de croissance du rugby mondial se trouvent dans des pays comme l’Espagne, la Géorgie ou le Portugal. Là où le marché n’est pas encore saturé, là où le potentiel de nouveaux pratiquants, de nouveaux supporters et de nouvelles recettes reste entier. La France, qui se voit en moteur de cette dynamique, entend bien jouer son rôle et le montrer rappelle Nicolas. « Dans dix ans, des pays comme l’Espagne, la Géorgie ou le Portugal pourraient être à un stade vraiment différent. Mais il faut leur donner les moyens, les aider, les accompagner. » À l’horizon 2030, la promotion-relégation entre les compétitions européennes devrait rebattre les cartes. La FFR la défend avec ardeur, convaincue que l’enjeu dépasse le seul cadre sportif : il s’agit de bâtir l’économie du rugby de demain.