Désormais, les licences sont gratuites pour les nouveaux pratiquants dans les catégories écoles de rugby, moins de 16 ans, moins de 19 ans et moins de 18 ans féminines. Une opportunité idéale pour découvrir le rugby et son esprit, à quelques mois des phases finales de fin de saison. Pour beaucoup, c’est l’occasion de mesurer ce que ce sport a d’unique : un fort sentiment d’appartenance, des valeurs partagées, une véritable philosophie de vie. Un lien qu’il s’agit aujourd’hui de renforcer encore auprès des plus jeunes.
Nathalie Janvier, vice-présidente déléguée à l’attractivité et à la fidélisation des jeunes, remarque à titre d’exemple : « Les filles qui ont participé à “Rugby pour elles” continuent de jouer au rugby la saison suivante, alors que n’est pas forcément le cas de celles qui font partie de grands rassemblements de bassins ou qui jouent avec des garçons. » Cela tend à démontrer que jouer entre filles renforce le sentiment d’appartenance et qu’il faut continuer d’augmenter ces actions et les effectifs féminins comme c’est le cas actuellement.
Selon l’étude menée en 2025 pour la FFR sur la fidélisation des jeunes et l’attractivité, 70 % des joueurs déclarent pratiquer le rugby avant tout pour le partager avec leurs ami(e)s, profiter de l’ambiance du club et vivre les troisièmes mi-temps. Une fraternité et une convivialité propres à notre sport que rappelle le DTL de Nouvelle-Aquitaine, Damien Ressiguié, qui forme avec Nathalie Janvier le binôme à la tête du groupe de travail dédié à cette thématique : « La réaffiliation est plus forte dans des clubs historiques ou dans des territoires ruraux pour lesquels l’appartenance et le fait de défendre une même cause sont importants. »
Dans le prolongement de cette dynamique, le sentiment d’appartenance s’incarne aussi à travers les équipes de France. Les stades des Bleu(e)s affichent complet et deviennent des références en matière d’ambiance. Et lorsque les résultats suivent, c’est tout un pays qui vibre à l’unisson, le coq sur le cœur. Les succès de la bande à Ramos comme ceux des M20 renforcent encore ce lien, tout comme le parcours des coéquipières de Manae Feleu dans le Tournoi des 6 Nations, engagées elles aussi dans cette dynamique.
Le recours à des ambassadeurs capables de parler du rugby aux jeunes peut aussi contribuer à renforcer ce sentiment d’appartenance à l’Ovalie. Cette réflexion s’inscrit dans le cadre de la Commission attractivité et fidélisation des cadets/juniors, structurée autour d’un comité de pilotage transversal (COPIL) qui se réunit chaque semaine. Mais au-delà de cette organisation, donner directement la parole aux jeunes reste essentiel pour mieux les comprendre et encourager leur engagement.
Dans cette logique, des commissions de jeunes ont vu le jour en PACA et en Bretagne, avec pour mission de poser un diagnostic et de proposer des actions concrètes pour consolider ce lien. Parallèlement, une déclinaison de la campagne « J’ai choisi le rugby », lancée fin mars, cible spécifiquement les adolescents. Les réseaux sociaux, particulièrement influents auprès de ces publics, sont naturellement mobilisés pour inscrire durablement la pratique du rugby dans leur quotidien.

Avec ce deuxième épisode, Amateurs de Rugby plonge dans l’intimité du rugby féminin à Millau. Entre formation, transmission et quête de maintien, la web-série…