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Fidélisation et attractivité : Les bons chiffres de la féminisation

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La FFR prend à bras-le-corps les questions relatives à l’attractivité de la pratique auprès de ses jeunes licenciés. Chaque mois, nous ferons un focus sur les constats, avérés ou prétendus, concernant les catégories des M14 au M18 qui sont au cœur des réflexions. Quelles sont leurs motivations ? Sont-ils fidèles ? Quels sont les profils de ces jeunes ? Pour répondre à ces questions, une étude approfondie a été menée par la FFR, avec des constats parfois surprenants.

À l’issue de la rentrée 2025-2026, le rugby français comptait un peu plus de 52 000 licenciées, représentant près de 15 % des pratiquants. En hausse de 8 % par rapport à la saison précédente à la même période, les effectifs féminins affichent surtout une progression spectaculaire  : les effectifs ont plus que doublé en l’espace de 8 ans (25 092 en 2017 et 52 755 en 2025).

De 2011 à nos jours, les courbes de la pratique des jeunes féminines sont aussi exponentielles. Qu’il s’agisse des M15 ou des M18 féminines, l’évolution des effectifs ne fait que grandir, hormis lors de la saison 2020-2021, celle du Covid. Ces effectifs atteignent plus de 5 500 licenciées pour la première de ces catégories et plus de 6 500 pour la deuxième à l’issue de la saison 2023-2024.

Les taux de réaffiliation atteignent près de 71 % en M15, avec des pics proches de 75 %, tandis qu’ils se situent autour de 69 % en M18. Dans le même temps, le nombre de licenciées a progressé de 8,12 % entre la saison précédente et 2023-2024, une dynamique continue observée à chaque exercice depuis 2020. « Les effectifs augmentent sans interruption depuis 2021, se félicite Nathalie Janvier, vice-présidente déléguée à l’attractivité et à la fidélisation des cadets/juniors, +50  % chez les M18F, +20  % chez les M16F et +89  % chez les M15F. »

Des leviers de progression

Son binôme, Damien Ressiguié, DTL de la Ligue Nouvelle-Aquitaine, met en avant des leviers de progression. « Le taux de réaffiliation est aujourd’hui légèrement inférieur chez les féminines, en raison d’un turnover plus marqué, explique-t-il. Cette situation s’explique notamment par un maillage territorial encore perfectible. » Un constat à nuancer toutefois, puisque 1 160 clubs disposent désormais d’une section féminine, facilitant l’accès à la pratique sans nécessiter, comme auparavant, la création d’un club exclusivement féminin.

Il n’y a ainsi qu’un seul rugby avec une mutualisation des moyens. Responsable du développement de la pratique féminine, le conseiller technique national Matthieu Codron savoure « la multiplication presque par trois des effectifs féminins en dix ans. Cela montre qu’on est sur la bonne voie, sur une très bonne dynamique, même si nous sommes à distance du hand ou du basket. Il y a une réelle volonté des femmes et des jeunes filles de venir jouer au rugby ».

L’enjeu est désormais de renforcer encore la fidélisation. « L’objectif est de mieux accompagner les jeunes filles dès leur arrivée en club, explique le CTN. L’évolution des formes de pratique, le déploiement d’une mallette pédagogique destinée aux éducateurs, ou encore le Challenge moins de 15 ans sont des actions fortes. »

Un renforcement de la base de licenciées

À cela s’ajoutent le développement des équipes cadettes, le baby rugby qui séduit également de jeunes mamans au bord des terrains, la médiatisation croissante et l’intérêt renforcé autour de l’AXA Élite 1 et du XV de France Féminin, sans oublier les excellents résultats des Bleuettes (M18 et M20). Autant de dynamiques complétées par des événements comme Rugby pour Elles, qui encouragent les filles à jouer toujours plus nombreuses, et de plus en plus entre elles. Nathalie Janvier le souligne  : « Des actions comme Rugby pour Elles démontrent que les filles viennent au rugby, s’y installent et s’y fidélisent. L’objectif, d’ici deux à trois ans, est de consolider la base de licenciées afin de déployer davantage d’équipes cadettes sur l’ensemble du territoire, avec à la clé moins de déplacements pour les joueuses. »

Dans l’intervalle, cette dynamique profite déjà aux clubs. En M18 Accession féminines, le nombre d’équipes est ainsi passé de 28 en 2021-2022 à 94 en 2025-2026. Les prochains défis portent sur une meilleure répartition des clubs sur le territoire et sur le renforcement de la fidélisation. Depuis 2018, la durée moyenne d’engagement s’établit à 2 ans et 3 mois chez les M15, 2 ans et 2 mois chez les M18, et atteint 2 ans et 6 mois chez les seniors féminines, avec des pics à 3,5 ans autour de 31 ou 39 ans. Franchir durablement le seuil des trois ans de fidélité constitue donc un cap à atteindre. Enfin, au-delà de la féminisation des effectifs de joueuses, le développement du bénévolat et de l’encadrement féminin apparaît comme un levier essentiel pour structurer l’avenir.

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La Rédaction

11/02/2026