

Au SOM, le rugby se vit comme un engagement quotidien. Derrière les entraînements et les compétitions, le club développe depuis plusieurs années une véritable politique d’accompagnement social et éducatif, aujourd’hui reconnue à l’échelle nationale à travers le Label Club Engagé de la FFR.
Cette distinction récompense les actions menées autour de plusieurs axes majeurs : santé, inclusion, citoyenneté, éducation par le sport et engagement environnemental. Pour les dirigeants du club, cette reconnaissance dépasse largement le simple cadre d’une saison sportive.
« Ce trophée récompense nos pratiques et aussi nos actions sur les cinq piliers qui sont la santé, l’inclusion, la citoyenneté et l’éducation par le sport », explique Jonathan, l’un des responsables du club. « C’est vraiment une récompense pour l’ensemble des acteurs du club, bénévoles, joueurs, joueuses, entraîneurs passés et anciens. »
Parmi les initiatives mises en avant figure notamment un travail de sensibilisation mené avec l’association Colosse aux pieds d’argile autour des violences sexuelles, du harcèlement, du bizutage ou encore des dangers des réseaux sociaux. Une démarche assumée par les éducateurs, conscients de leur rôle auprès des jeunes.
« On n’est pas que des éducateurs spécialistes du rugby », souligne Mathieu, éducateur à Millau. « Le club doit être un acteur social dans la vie des jeunes. »
Cette volonté d’ouverture se traduit aussi par des actions tournées vers l’inclusion et le rugby adapté. Le club travaille avec différentes structures spécialisées afin de permettre à des jeunes en situation de handicap ou suivis dans des parcours de soins de découvrir la pratique du rugby dans un cadre adapté.
Au-delà des projets ponctuels, le SOM revendique une vision globale du rôle d’un club amateur dans la société actuelle. Formation des éducateurs, accompagnement des jeunes, interventions scolaires ou projets solidaires : autant d’initiatives qui traduisent une évolution profonde du rugby amateur.
« Le joueur de rugby, ce n’est pas que le sportif », rappelle Mathieu. « L’idée, ce n’est pas uniquement d’élever le joueur, mais d’élever l’homme, d’élever le citoyen. »