Cette année encore, les stands sont au rendez-vous de cette dernière journée pleine du Congrès annuel 2026. Fabricants de boucliers, équipementiers, Marine nationale et autres partenaires de la FFR sont présents pour échanger avec les congressistes, aux côtés de nombreux bénévoles, dirigeants, salariés et élus de la Fédération, venus à leur rencontre grâce à des espaces dédiés.
La thématique de la prévention est omniprésente au sein des bâtiments de l’Arsenal de Brest. Un espace d’échange consacré au burn-out, un appel à la vigilance face aux paris sportifs, des actions autour de la santé des joueurs ou encore de la lutte contre les violences : aucun sujet n’est laissé de côté. Cette mobilisation témoigne de la volonté de la FFR de faire de la prévention une priorité depuis plusieurs années, à l’image du vaste plan de lutte contre les violences et les incivilités lancé en 2024.
Le ludique se mêle au sérieux sur le stand dédié à la santé des joueurs et à la lutte contre les violences, où une roue à faire tourner invite les visiteurs à tester leurs connaissances tout en les sensibilisant à ces enjeux. Six cases sont à découvrir, chacune correspondant à une thématique : les discriminations, le médical, les addictions, la Fédération à missions, les violences et la responsabilité sociétale des entreprises. Après avoir fait tourner la roue, le participant se voit proposer un cas pratique lié au thème désigné, qu’il doit résoudre.
« Cela amène de l’échange avec les participants, expose Marion Meynet, élue au Comité d’orientation politique de la FFR qui travaille, avec la direction juridique, sur le plan de lutte contre les violences et les incivilités. Ils nous confient souvent des situations qu’ils ont vécues au sein de leur club et cherchent à savoir comment mieux appréhender une situation problématique si elle se produit. Il est important de dire qu’il faut mener une politique de la tolérance zéro, pour toutes les discriminations, violences et problématiques. »
Le stand voisin est, quant à lui, consacré à la prévention des paris sportifs et à leur encadrement au niveau fédéral. Destiné aux dirigeants, il propose une animation sous la forme d’un quiz « oui/non », composé d’une dizaine de questions permettant de tester leurs connaissances sur cette thématique tout en les sensibilisant aux règles en vigueur.
Nikita Sydorenko, juriste au département Gouvernance et Intégrité de la FFR, chargé des questions liées aux paris sportifs, attire l’attention sur un enjeu qui figure parmi les priorités de la Fédération. « Il reste encore un travail de sensibilisation à mener. Certains dirigeants découvrent parfois l’étendue des règles qui encadrent les paris sportifs et les obligations auxquelles ils sont soumis. Mieux faire connaître ce cadre réglementaire est essentiel pour que chacun en maîtrise pleinement les enjeux. »
Un autre îlot de stands met en lumière les applications et logiciels déployés par la FFR ces dernières années afin de faciliter le quotidien des clubs et de leurs bénévoles. Les visiteurs peuvent notamment découvrir des outils tels que Mon Club House, Compte Club, Mon Rugby ou encore la feuille de match dématérialisée, désormais utilisée dans l’ensemble des compétitions organisées par la FFR. Tant d’outils utilisés chaque week-end par tous, et pas encore parfaitement maîtrisés en raison des nombreuses innovations récentes qui se sont succédé.
« Nous sommes ici pour présenter ce qui est fait sur le digital à la FFR, contextualise Rémi Witkowski, responsable du pôle logiciel à la FFR, mais aussi pour apporter des solutions aux clubs qui viennent nous voir. Ils viennent avec un problème précis, et l’idée est qu’ils repartent en étant opérationnels. Il y a eu beaucoup de changements pour eux avec ces applications, et nous essayons de les accompagner humainement. C’est précieux, car nous échangeons avec eux à distance tout au long de l’année mais le fait de les voir fluidifie le dialogue et crée une bonne relation. »
Dans cette volonté de simplifier le quotidien des bénévoles et des dirigeants de club, la FFR mène depuis plusieurs années un travail de fond sur l’évolution de ses règlements fédéraux. Un chantier présenté par Edward Reay-Jones, directeur juridique de la FFR : « La base des règlements de la FFR n’était plus forcément accessible pour tous, avec des parties obsolètes dont on ne se servait plus. Nous sommes ici pour expliquer que l’outil de consultation va être repensé. Nous avons des règlements éclatés sur plusieurs pages du site de la FFR, avec les règles des compétitions, des centres d’entraînement et de formation, des EDR… L’idée est de tout centraliser sur une même plateforme avec une présentation plus ergonomique. »
Une première étape sera franchie dès la rentrée prochaine avec le déploiement progressif de cette nouvelle plateforme. Cette évolution s’accompagnera de déplacements sur les territoires afin de présenter les nouveaux règlements aux acteurs du rugby, avant leur entrée en vigueur prévue le 1er juillet 2027.