Entre la France et la Géorgie, les liens rugbystiques ne datent pas d’hier. Depuis de nombreuses années, les échanges entre les deux pays et la présence de nombreux joueurs géorgiens dans les clubs français ont contribué à rapprocher deux cultures profondément attachées au rugby.
Cette relation franchit aujourd’hui une nouvelle étape avec la signature d’un protocole de coopération entre les deux fédérations. Son principe repose avant tout sur la réciprocité : partager les expériences françaises, mais aussi s’inspirer des méthodes et du savoir-faire développés par le rugby géorgien au cours de sa progression.
Le champ des collaborations possibles est volontairement large. Les échanges pourront notamment concerner le développement du rugby amateur, scolaire, féminin et des jeunes, mais aussi la détection et l’accompagnement des talents jusqu’au haut niveau.
La formation constitue un autre axe important. Entraîneurs, éducateurs, arbitres, officiels de match, personnels médicaux, préparateurs physiques, analystes ou dirigeants pourront être concernés par de futurs échanges.
La haute performance fait également partie des domaines identifiés, avec la possibilité de partager les expériences en matière d’entraînement, de préparation physique, de sciences du sport, de suivi médical ou encore d’analyse de la performance. Cette coopération pourra prendre différentes formes : formations, stages, séminaires, immersions, visites d’étude, missions d’expertise ou rencontres entre les acteurs des deux pays.
Le protocole ne se limite pas au sportif. Gouvernance des fédérations, organisation des compétitions, infrastructures, développement territorial ou communication pourront également nourrir les échanges.
Les deux fédérations souhaitent enfin partager leurs expériences autour des actions éducatives et sociales utilisant le rugby comme vecteur d’inclusion, de santé, de citoyenneté et de solidarité, mais aussi sur les questions d’intégrité et de protection des pratiquants.
Le protocole fixe un cadre volontairement souple : chaque projet sera étudié et décidé conjointement, sans programme d’actions ni engagement financier automatique. Une manière, pour les rugbys français et géorgien, de prolonger une histoire commune en mettant leurs expériences respectives au service de leur développement.
LES 3 POINTS À RETENIR