Déployer le rugby dans les territoires passe aussi par la possibilité de disposer d’équipements adaptés à la pratique. C’est dans cette logique que la FFR propose un fonds d’investissement destiné à accompagner la création et l’implantation de nouveaux poteaux de rugby.
Une démarche qui s’inscrit dans la continuité des actions déjà engagées en faveur des infrastructures. « Notre ambition était de donner une suite aux plans Héritage 2024 et 2025, menés en lien avec l’ANS, afin de continuer à accompagner les clubs dans le développement de leurs installations. Cette démarche s’inscrit également dans la continuité du plan Antennes Écoles de Rugby et dans notre volonté de créer de nouveaux terrains », explique Jordan Roux, vice-président de la FFR en charge des territoires et des filières jeunes.
L’objectif est notamment de permettre au rugby d’investir des espaces déjà disponibles. « Aujourd’hui, il est plus simple d’installer des poteaux de rugby sur des terrains de football inutilisés ou des plaines de jeux que de construire de nouveaux équipements », poursuit-il.
Le dispositif repose ainsi sur un partenariat entre le club et la collectivité. Le dossier peut être déposé directement par le club, avec l’engagement de la collectivité, ou par la collectivité elle-même, qui doit alors désigner explicitement le club concerné. Dans tous les cas, le club reste le bénéficiaire de l’aide financière versée par la FFR.
La participation de la FFR représente 50 % des dépenses éligibles hors taxes, dans la limite de 3 500 euros par projet. Sont notamment concernés l’achat et la pose des poteaux, les travaux de scellement, de fondation ou de terrassement directement nécessaires, ainsi que les protections et certains équipements techniques indispensables à leur mise en service. Cette aide est exclusivement consacrée à la création d’une nouvelle implantation. « Le dispositif ne concerne ni le remplacement ni la rénovation de poteaux existants : il s’agit bien de créer de nouveaux terrains. Nous nous fixons ainsi l’objectif de créer 20 nouveaux terrains de rugby par an », précise Jordan Roux.
Au-delà de l’installation de poteaux, l’enjeu est donc d’augmenter concrètement le nombre de lieux susceptibles d’accueillir des pratiquants. « L’idée est de continuer à développer les possibilités de pratique afin que nos clubs disposent de davantage d’installations. »
Un principe doit particulièrement retenir l’attention des clubs : aucune dépense ne doit être engagée avant le dépôt de la candidature. Un devis signé, un bon de commande ou le démarrage des travaux avant le dépôt rendent ainsi le projet irrecevable.
Pour candidater, les clubs disposent d’une procédure définie dans le cahier des charges. « Un formulaire de candidature est disponible dans le cahier des charges. Le club doit constituer un dossier complet et y joindre l’ensemble des pièces demandées, avant de le transmettre à la Fédération. Une commission se réunit ensuite pour examiner les candidatures et sélectionner les projets », détaille Jordan Roux.
Les dossiers sont notamment étudiés au regard de l’impact attendu sur la pratique, en particulier auprès des jeunes, des Écoles de Rugby ou des féminines, mais aussi de la création d’un nouvel accès à un équipement, de la faisabilité du projet, de la qualité du partenariat local et de l’équité territoriale.
Une fois l’aide attribuée, une convention est établie entre la FFR et le club. Le projet doit être réalisé dans un délai maximal de douze mois. « Dès validation, le club peut lancer l’investissement et la Fédération verse l’aide à la réception des travaux », ajoute le vice-président de la FFR.
Avec un objectif de 20 nouveaux terrains de rugby par an, ce dispositif doit permettre aux clubs et aux collectivités de transformer plus facilement des espaces disponibles en nouveaux lieux de pratique et ainsi contribuer au développement du rugby sur l’ensemble du territoire.
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